Les news de l'été 2026 : juin & juillet

Ganapathy Kumar sur Unsplash
Et nous voici déjà au milieu de l’été et j’ai l’impression qu’il est interminable. Les canicules qui se suivent ont eu raison de ma production d’articles sur mon blog. Pourtant, j’ai des idées d’articles que je publierai sûrement à la rentrée.
Que s’est-il passé depuis le Breizhcamp ? J’ai pu assister à la conférence Sunny Tech à Montpellier pour la première fois. L’occasion était trop belle : Mon fils ainé effectuait son stage de seconde à l’université de Montpellier où se déroulait la conférence. Ce fut le prétexte pour y assister et revoir des copains, d’anciens collègues ou des conférenciers que j’apprécie.
Dans cet article, je vous propose une édition estivale qui couvre deux mois de veille mais aussi un retour sur les talks que j’ai aimés à SunnyTech.
Bonne lecture !
📖 Sommaire de l’été
- Sunny Tech 2026: Les talks que je vous recommande
- Cloud Native & Infrastructure : PostgreSQL sur Kubernetes avec CloudNativePG, le REX d’Infisical sur la refonte de leur opérateur, et le top 10 des projets CNCF à connaître pour la supply chain
- Intelligence Artificielle : quel est le meilleur LLM local pour coder en 2026, un 35B qui tourne sur une GTX 1070,
Pkpour bricoler avec de tout petits modèles, et le context engineering pour fiabiliser ses agents - Souveraineté Numérique : Tariq Krim et le « Big Shift », Proton Lumo 2.0 et l’IA confidentielle, et le business model de l’open source vu par MACI
- Programmation : migrer de Go vers Rust, les patterns Go qu’on abandonne en prod, -30 % de mémoire sans changer de matériel, et HTMX + Go
- Self-Hosted & DevOps : faire tourner tout son business en 100 % open source, la CLI comme colonne vertébrale d’équipe, et 5 « bonnes pratiques » Dockerfile qui n’en sont pas
🦩 Retour sur Sunny Tech 2026
Mes anciens collègues de WeScale m’avaient parlé depuis plusieurs années de Sunny Tech étant une conférence incontournable à assister à Montpellier. L’occasion était trop belle pour y assister cette année. C’est une conférence conviviale et très bien organisée à la hauteur du Breizhcamp à Rennes.
Vu la canicule que nous avions subie lors du Breizhcamp (près de 35 degrés dans les amphis), j’appréhendais cette conférence dans le sud. Et au final, il y a fait moins chaud qu’à Rennes !
Cette année, la conférence a eu lieu pour la première fois à l’université de Montpellier et ce fut un bon choix car le lieu était adapté aussi bien à la chaleur qu’aux rencontres.
Concernant les talks, voici une sélection que j’ai appréciée. A noter que toutes les vidéos sont disponibles sur YouTube ce qui permettra de rattraper le retard sur celles que je n’ai pas pu voir.
Mythologie de la tech - pourquoi l’AGI ne vous remplacera pas par Audrey Neveu
Replay : https://youtu.be/v9HWgjawZe0
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Même nos responsables politiques ont compris que la Tech était politique et qu’elle pouvait être utilisée comme une arme
La keynote d’ouverture d’Audrey Neveu est percutante : elle retrace l’histoire de la Silicon Valley et de ses figures (Stanford, Musk) pour montrer combien les grands acteurs de la tech restent étroitement liés à l’armée et poursuivent un agenda qui dépasse le cadre de l’État. Une keynote très documentée, que je recommande pour prendre du recul sur l’agenda tech actuel.
WebMCP : Offrez une API aux applis web qui n’en ont pas par Thomas Simonnet
Replay: https://www.youtube.com/watch?v=nG3utl8B_so
Thomas Simonnet présente WebMCP, une spécification qui permet d’exposer un serveur MCP depuis le navigateur pour offrir une API web à un LLM. Ancien collègue expert en développement front, il livre une présentation didactique et convaincante, qui vaut le coup d’œil même si vous n’êtes pas développeur front.
Casser la prod pour mieux dormir : comment et pourquoi nous détruisons nos systèmes volontairement par Wilfried Roset et Juliette Orain
Replay: https://www.youtube.com/watch?v=aSLYXl7H6vs
Wilfried (responsable de l’équipe observabilité) et Juliette (SRE) chez OVHcloud présentent leur pratique du chaos engineering sur leur infrastructure de métriques (Mimir), via des « game days » où ils cassent volontairement une partie du système pour en apprendre les limites et progresser.
Les leçons qu’ils en tirent :
- prendre des notes tout au long de l’exercice pour faciliter l’écriture du post-mortem
- chaque membre de l’équipe doit avoir un rôle prédéfini
- l’exercice permet de communiquer aux équipes clientes les limites réelles de l’infrastructure
- c’est accessible même pour une petite équipe, par exemple en retirant un certificat SSL
Présentation très intéressante pour ceux qui s’occupent de production.
Podman + Systemd = <3 - Une introduction aux Quadlets par Benjamin Vouillaume
Replay: https://www.youtube.com/watch?v=RgnsZhUhl8M
Un tools in action pour clôturer la première journée : Podman, l’exécuteur de containers de Red Hat compatible avec l’API Docker et rootless par défaut, ce qui limite la surface d’attaque. Benjamin montre les Quadlets, qui permettent d’exposer ses containers sous forme d’unités systemd — une fonctionnalité méconnue qui donne envie d’expérimenter. Merci Benjamin pour cette découverte :)
Sécurité & Platform Engineering : un mariage (encore trop) arrangé ? par Antoine Meyer et Maxime Lenormand
Replay: https://www.youtube.com/watch?v=L6CoZ1h3C_4
Le platform engineering, successeur du DevOps, consiste à proposer aux équipes de développement une plateforme avec des outils clés en main pour faciliter la mise en production. Mais qu’en est-il des contraintes imposées par l’équipe sécurité ? Antoine et Maxime, anciens collègues de WeScale experts en sécurité, expliquent dans ce talk pourquoi la sécurité doit faire partie intégrante de la plateforme, avec des contraintes proposées sans friction pour l’expérience développeur.
Un talk très intéressant pour ceux qui s’intéressent au platform engineering sous toutes ses formes.
Passkeys : Adieu les mots de passe, bonjour la sécurité sans friction ! par Sébastien Buchoux
Les mots de passe restent un trou de sécurité difficile à combler, et même le MFA reste facilement contournable. Sébastien aborde avec humour (fil conducteur Bob l’éponge) le protocole Passkeys, alternative qui commence à se généraliser comme remplaçant du mot de passe et du MFA. Un talk très didactique sur un sujet pourtant sérieux — dommage que je n’aie pas trouvé le replay sur la chaîne YouTube de Sunny Tech, j’espère que Sébastien le rejouera ailleurs.
Vibe coding : augmenter le code, préserver le cerveau par Cyprien Pannier et Léa Combette
Replay: https://www.youtube.com/watch?v=1HEEju-uGIo
À l’heure de Claude Code et des assistants de génération de code, il est facile de leur déléguer entièrement l’écriture du code — au risque de perdre l’apprentissage que procuraient autrefois les échecs. Léa et Cyprien, de la société Didask (https://www.didask.com), spécialiste de l’apprentissage, donnent des conseils pour rester actif face à ces outils. Un talk intéressant et non-tech, comme je les aime.
J’ai packagé mon application en image Docker, et maintenant ? par Aurélie Vache
Replay: https://www.youtube.com/watch?v=m2n9DJctMlw
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« La Software Supply Chain Security, c’est la différence entre produire une application et la livrer de manière sécurisée. Quand on construit une image Docker […] on produit un artefact, mais c’est pas fini. Maintenant, il va falloir sécuriser son contenu, sa livraison et son usage. »
Aurélie Vache présente toutes les étapes pour sécuriser sa supply chain, de la création d’une image Docker jusqu’au déploiement sur Kubernetes : inventaire complet des dépendances (SBOM), liste des CVE connues, signature d’image. Un talk à voir absolument, d’autant que ces pratiques deviendront obligatoires avec le Cyber Resilience Act européen (https://digital-strategy.ec.europa.eu/en/policies/cyber-resilience-act), NIS2 (https://cyber.gouv.fr/reglementation/cybersecurite-systemes-dinformation/directives-nis-nis2-et-dispositif-saiv/directive-nis-2/) et l’Executive Order américain sur la cybersécurité.
Kubernetes Gateway API vs Ingress Controller : Nouvelle ère du trafic entrant dans vos clusters par Jérôme Galais
Replay: https://www.youtube.com/watch?v=JdpMlZwG-O0
Qui n’a pas entendu parler de la Gateway API depuis que Nginx Ingress Controller n’est plus maintenu ? Jérôme démystifie cette nouvelle spécification qui a vocation de remplacer les Ingress et explique pourquoi il est temps de changer la manière d’exposer nos applications. Une présentation claire, à revoir pour bien comprendre cette spécification.
N’hésitez pas à aller voir les talks de Sunny Tech, il y a des pépites à découvrir.
Dans la suite de l’article, je vous présente les articles ou autres qui ont retenu mon attention depuis deux mois.
☁️ Cloud Native & Infrastructure On-Premise
PostgreSQL sur Kubernetes : CloudNativePG et la sauvegarde non négociable
Déployer un cluster de base de données Postgresql sur Kubernetes a toujours été délicat. Il existait des opérateurs comme celui de Zalando qui permettait de simplifier son déploiement mais il n’y avait pas de manière unifiée de le faire.
Cet article de Amaresh Pelleti est un guide complet sur CloudNativePG, l’opérateur officiel qui gère les clusters PostgreSQL (haute dispo, failover, backups, pooling) via une simple ressource Cluster.
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“No backup configuration = no database. This is non-negotiable. CloudNativePG integrates natively with S3-compatible object storage for both base backups and WAL archiving.”
Cet article est une mine d’or pour ceux qui doivent opérer des clusters postgresql sur un cluster Kubernetes comme par exemple mettre en place la réplication, la haute disponibilité du cluster ou encore réaliser la sauvegarde de manière efficace et sécurisée.
Un des points d’attention que j’ai retenu concerne le PITR (Point-In-Time Recovery) via l’archivage des WAL doit être configuré avant la première écriture — on ne peut pas l’activer rétroactivement.
« Notre opérateur Kubernetes ne scalait pas, alors on l’a réécrit »
L’équipe d’Infisical partage un REX honnête sur la refonte complète de leur opérateur, qui ne tenait pas la charge à mesure que le nombre de ressources gérées augmentait.
Un REX honnête pour ceux qui doivent développer des contrôleurs Kubernetes. Ils détaillent leurs erreurs mais surtout les bonnes pratiques qu’ils ont mis en place pour tenir la charge. C’est un genre de retour d’expérience concret qui manque souvent quand on lit la doc officielle de controller-runtime.
Top 10 des projets CNCF que vous devriez utiliser (et la supply chain)
Neel Shah passe en revue dix projets CNCF sous-utilisés ou méconnus. C’est un article qui fait écho à la présentation d’Aurélie Vache à Sunny Tech.
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“Sigstore (signing) + SBOM (content inventory) + TUF/Notary (distribution trust) = the complete supply chain security stack required by EU Cyber Resilience Act and US EO 14028.”
C’est un sujet qui va devenir incontournable avec le Cyber Resilience Act européen pour sécuriser la supply chain.
🤖 Intelligence Artificielle Locale
Quel est le meilleur LLM local pour coder en 2026 ?
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“The best local coding model is not the one with the highest math score. It is the one your machine can actually run without freezing.”
Cet article présente les différentes solutions et modèles pour avoir un agent IA basé sur des LLMs locaux. Et le plus important : ce n’est pas forcément le modèle en haut du classement de Hugging Face qui correspondra à vos besoins.
Je crois de plus en plus à des modèles locaux qui pourront exécuter des tâches qui seront déléguées par des Frontiers Models qui auront dégrossi le sujet.
Un Qwen 35B sur une GTX 1070 : mission accomplie
Dans la même veine, Yves Rougy réussit à faire tourner un Qwen3-35B-A3B quantisé en IQ2_M sur une vieille GTX 1070 (8 Go de VRAM) via llama.cpp. Sa conclusion est nuancée et honnête :
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“Pour piloter mes agents au quotidien, oui, clairement. […] Pour de la programmation assistée, la quantification fait perdre trop de précision au modèle pour que ça soit fiable.”
Un exemple d’ingéniosité pour faire tourner un gros modèle sur du hardware ancien. Ce n’est pas forcément la solution la plus efficace et la plus pérenne mais c’est un exercice intéressant à lire.
Pk : bricoler des « coding helpers » avec de tout petits modèles
Philippe Charriere alias k33g présente Pk, un TUI pour créer des assistants avec des modèles de 4B paramètres maximum. Son conseil est pragmatique :
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“So, let’s be realistic, you won’t be able to vibe-code with a 4b parameter model. But you can absolutely use these models to learn to code, and to do RAG on your markdown documents, to generate code snippets, unit tests, to scaffold projects…”
L’ayant vu à Sunny Tech, nous avons pu échanger sur le sujet des petits modèles. Il conseille Gemma4 E4b de Google (8B de connaissance mais 4B activés en inférence) qui offre de bons résultats même sur du matériel modeste.
Philippe est assez prolifique et son blog comme ses projets sont toujours intéressants à lire.
Podcast — Du prompt au context engineering : de 15 % à 90 % de fiabilité
Dans Just a Click, Claire Gouze retrace l’évolution du prompt engineering vers le context engineering. Sujet très populaire en ce moment pour s’assurer que l’agent soit efficace en lui donnant des instructions et des fichiers que l’agent sélectionnera lui même en fonction de la tâche à réaliser (avec les skills par exemple).
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“On s’est rendu compte que plus il avait de capacités, plus il fallait aussi l’aider à s’orienter dans toutes les capacités qu’il avait.”
Un épisode utile pour quiconque cherche à passer d’un agent gadget à un agent fiable.
🇪🇺 Souveraineté Numérique
Tariq Krim : la « Défaite Numérique » et le Big Shift
Dans Tronche de Tech, Tariq Krim (Netvibes, Cybermetica) raconte son parcours du Minitel à la Silicon Valley. Il livre une critique salutaire sur le retard européen concernant les investissements dans la tech.
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“En Europe, si tu ne justifies pas comment tu gagnes de l’argent, on ne te donne pas d’argent. Alors qu’aux États-Unis, l’objectif, c’est de montrer que tu crées un marché.”
Dans ce podcast, il propose une grille de lecture qu’il appelle le Big Shift : la conjonction de trois disruptions — géopolitique, cyber/sécurité, et IA.
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“J’aime bien parler aujourd’hui de résilience plutôt que de souveraineté, parce que finalement l’objectif que chacun d’entre nous va devoir avoir dans son job, dans sa vie perso, c’est comment survivre à ces changements. Et déjà, la première des choses, c’est comment les comprendre.”
Cette entrevue est très intéressante et me parle beaucoup vu les enjeux actuels.
Proton Lumo 2.0 : l’IA vraiment confidentielle ?
Dans le podcast québécois Mon Carnet, Eamonn Maguire (Proton) présente Lumo 2.0 et son chiffrement « zero-access ».
Lumo est l’IA proposée par Proton et qui est respectueuse de la vie privée. Avec sa version 2.0, Proton va un cran plus loin dans la sécurisation des données de l’utilisateur. Maintenant que Proton est détenue par une fondation, cela garantit que les données et les conversations ne seront pas monétisées contrairement à d’autres acteurs du marché.
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“Notre objectif principal, c’est de vous offrir un service, pas de faire de vous le produit.”
Point technique intéressant : l’IA conversationnelle augmente la surface de menace par rapport à une recherche transactionnelle, parce qu’elle permet de combler les blancs d’un profil en posant directement des questions. Nuance importante : le rechiffrement côté client protège les données au repos, pas pendant leur traitement — lors de l’inférence, le contenu est nécessairement traité en clair côté serveur, même chez Proton, avant d’être rechiffré côté client une fois la réponse produite.
MACI #161 : open source et business model, avec Graven
Comment gagner sa vie en publiant du code libre ? C’est l’enjeu du moment dû à la facilité de générer du code avec les agents IA. L’équipe de MACI creuse la question avec Graven. La réponse tient en une formule :
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“Vendre le service, pas le code.” Publier le code, mais monétiser l’accompagnement, la garantie et les services professionnels certifiés — sur le modèle de Moodle.
Un éclairage intéressant sur l’avenir des projets open source.
💻 Programmation : Go moderne à l’heure de Rust
Migrer de Go vers Rust
Après le « Leaving Rust gamedev » de mai (qui partait de Rust), voici le trajet inverse. Ce guide de migration de corrode.dev est équilibré : Go reste le plus fort pour les services backend (petits binaires statiques, stdlib réseau), mais Rust apporte la sécurité et un système de types plus puissant.
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“It confuses easiness with simplicity.”
La distinction easiness vs simplicity (clin d’œil au fameux talk de Rich Hickey) résume bien le débat. Mis en miroir avec l’article de mai, ça donne une vision à 360° du choix Go/Rust selon le domaine.
Ce qui me semble pertinent aujourd’hui : avec la génération de code assistée par IA, la facilité perçue d’un langage compte de moins en moins face à ses garanties de correction — d’où l’intérêt renouvelé pour Rust sur les composants critiques, même quand Go reste le choix par défaut pour le reste du service.
Les patterns Go qu’on a arrêté d’utiliser en production
Un article court qui présente les mauvaises pratiques qui n’ont plus lieu dans du code go moderne.
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“context belongs in function signatures, not struct fields.” “init() runs before main(), before your logger is configured, before your metrics are wired up, before any graceful shutdown handler exists.”
Le code généré par les agents de code IA se base sur des articles ou des exemples de code qui n’ont plus lieu. Un rappel salutaire sur les bonnes pratiques pour faire du go moderne.
-30 % de mémoire Go sans changer de matériel
Cet article est intéressant, c’est un REX sur l’optimisation d’un programme de traitement de données. L’auteur explique les différentes optimisations simples qui lui ont permis de réduire de près de 30% la consommation mémoire de son service.
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“Memory waste is quieter — it just costs you more per request, more GC pauses, and eventually a bigger instance bill that nobody questions because ’that’s just what it costs to run this.’”
Bonus : HTMX avec Go
Pour ceux qui, comme moi, aiment garder le rendu côté serveur, Alex Edwards explique sa manière d’utiliser HTMX avec Go. Cet article fait écho à une présentation de Stéphane Trébel et Thomas Larubassias au Breizhcamp
🔧 Self-Hosted & DevOps
Faire tourner tout son business en 100 % open source
C’est un sujet qui m’intéresse de plus en plus surtout depuis que je m’occupe de l’infrastructure de Teralab. C’est d’ailleurs encore un sujet de discussion avec d’anciens collègues ou amis.
Dans cette vidéo de Labo StackGuide, des outils sont présentés pour gérer un business en ligne avec des logiciels open source et auto hébergés sur un VPS: comme par exemple Miniflux pour gérer ses flux RSS, Readeck un read-it-later, Forgejo une forge logicielle que je recommande, Woodpecker CI pour la CI/CD… Léger, économe et résilient.
Ce qui distingue cette vidéo des dizaines de listes similaires : chaque outil est justifié par un usage réel de business en production plutôt qu’un simple empilement de logos, avec un vrai retour sur les coûts d’exploitation et la charge de maintenance qu’implique l’auto-hébergement.
Une vidéo inspirante pour son homelab.
La CLI, ingrédient secret d’une équipe alignée
Julien Briault, que je connais depuis ses présentations sur le cloud des resto du coeur, nous présente dans cette session de Devoxx France comment construire une expérience développeur à l’aide d’une CLI interne dédiée.
C’est une démarche platform engineering intéressante pour proposer aux développeurs une manière de créer et déployer leur application facilement.
5 « bonnes pratiques » Dockerfile qui sont en fait mauvaises
DevOps Toolbox tord le cou à quelques idées reçues, notamment l’automatisme d’utiliser la distribution Alpine pour toutes ses images docker :
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“Alpine so small but it’s not compatible with glibc” — et échoue par exemple à compiler LMDB sans installer build-base.
Une image slim fait gagner du temps de rebuild et évite des erreurs. Dans la vidéo, j’ai découvert l’outil D-Roast, un utilitaire Rust qui « rôtit » votre Dockerfile. C’est un linter qui vous remonte les erreurs courantes qui sont présentes dans votre Dockerfile
📊 Ma veille en chiffres (juin – juillet)
- Articles lus : ~60 articles
- Podcasts écoutés : ~30 podcasts
- Vidéos YouTube : ~35 vidéos
- Conférences IRL: BreizhCamp et Sunny Tech
- Thèmes dominants : souveraineté numérique & IA confidentielle, IA générative locale, Kubernetes on-premise, débat Go/Rust
- Lecture en cours : “L’étendard sanglant est levé” suite de “Bleus, Blancs Rouges”
❤️ Mon coup de cœur de l’été
Les Ramoneurs de Menhirs — « En lutte et en fête » (documentaire France 3 Bretagne)
Ce documentaire retrace le parcours des Ramoneurs de Menhirs, groupe qui marie punk et musique traditionnelle bretonne (bombarde, cornemuse et guitare électrique), avec un engagement politique assumé — antifascisme, antiracisme, défense de la culture bretonne.
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“Les bombardes à l’époque, au 17e, 18e siècle, c’était considéré comme la musique du diable. C’est pour ça que notre premier album s’appelle Dañs an Diaoul, la danse du diable.”
C’est un groupe que j’apprécie écouter dans mes séances de codage. Et pour les plus anciens comme moi, ils vous rappelleront les Béruriers Noirs.
Pour conclure
Le mois de juin comme celui de juillet ont filé à une vitesse, mais j’ai l’impression que l’été n’en fini pas. Ils ont été riches en évènements : ce fut un plaisir d’assister à des conférences tech pour retrouver des copains, de faire de jolies rencontres et surtout pour débattre, échanger sur différents sujets comme l’importance de la souveraineté numérique ou les IAs locales.
Ils ont été aussi riches en nouvelles mais il faut savoir prendre du recul par rapport à l’actualité “chaude” (c’est le cas de le dire) pour pouvoir nourrir ses réflexions sur nos métiers. En attendant, il est temps pour moi de partir en vacances et faire ma pause estivale pour me ressourcer.
Je vous donne rendez-vous en septembre pour de nouveaux articles, en espérant que cette édition estivale vous aura apporté autant de découvertes qu’à moi de les partager. Bel été à vous !
À lire aussi : mes précédents articles sur le blog